BoringDay » Concepts https://www.boringday.fr Ça passe le temps au moins Wed, 17 Feb 2016 06:29:31 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.1 Avoir de bonnes notes sans rien branler https://www.boringday.fr/avoir-de-bonnes-notes-sans-rien-branler/ https://www.boringday.fr/avoir-de-bonnes-notes-sans-rien-branler/#comments Tue, 19 Mar 2013 02:35:07 +0000 Lo https://www.boringday.fr/?p=3194 Je te vois d’ici à rêver de la solution ultime pour réussir tes études sans rien foutre, choper le Saint Graal du branleur, découvrir le véritable secret de l’univers connu.

Moi, j’ai toujours été un branleur et pourtant, je m’en suis toujours sorti concernant les études, pour plein de raisons qui peuvent paraître évidentes comme ça, mais elles ne le sont pas pour tout le monde. …

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Je te vois d’ici à rêver de la solution ultime pour réussir tes études sans rien foutre, choper le Saint Graal du branleur, découvrir le véritable secret de l’univers connu.

Moi, j’ai toujours été un branleur et pourtant, je m’en suis toujours sorti concernant les études, pour plein de raisons qui peuvent paraître évidentes comme ça, mais elles ne le sont pas pour tout le monde. Je commencerai donc par le plus simple et m’approcherai doucement des solutions tordues …

 

Apprends à écrire, ça aide

La façon que tu as d’écrire en dit beaucoup sur toi. Si tu fais plein de fautes, les profs te diront d’aller te faire mettre sans même chercher à comprendre ce que tu racontes. Au collège c’est pardonnable, au lycée moins et en étude supérieure ça ne passe plus du tout.

Plutôt que de chercher à apprendre tes cours par coeur pour tout recracher bêtement, apprends à faire de belles tournures, construis-toi un vocabulaire qui ne sera pas superfétatoire afin de faire comprendre au lecteur que n’es pas aussi con que tu en as l’air.

Joue à l’orateur, ça fait bonne impression

Tu es timide ? Alors force-toi à parler devant une audience. Pendant un exposé, les profs regardent certes si tu maîtrises ton sujet, mais ils cherchent surtout à savoir si tu sais en parler. Moi, je ne maîtrisais pas forcément mes sujets, mais le peu que je connaissais je savais que le sortir à ma manière et en faisant rire mon audience ne ferait que monter ma note.

J’ai toujours trouvé étrange ces gens qui se forcent à tout écrire et tout souligner pour préparer une présentation et au final se retrouver à lire devant tout le monde. Un plan détaillé devrait largement suffire pour récupérer la ligne de ses idées, le reste doit être improvisé.

Sache que savoir parler te sera utile en toute situation, et ce durant toute ta vie. Au final, ta réussite professionnelle dépendra aussi de ta maîtrise du langage.

Une mauvaise mémoire ? Comprends le concept

La mémoire, quoi qu’on en dise, c’est le pilier de fonctionnement de notre société. Celui qui n’en a pas est immédiatement catalogué comme un gros con et ceux qui possèdent la mémoire absolue sont toujours récompensés par des carrières exceptionnelles.

Non, tu ne peux pas acquérir une mémoire extraordinaire avec de l’entraînement, tu peux juste gérer pour habituer ton cerveau à retenir un peu mieux à force d’insister et via des techniques. Nous ne naissons pas tous égaux, certains sont myopes, d’autres sont idiots.

Moi, j’ai une mémoire vraiment toute pourrie, j’oublie tout au fur et à mesure et suis incapable de me souvenir nettement de la plupart des choses que je retiens. Un con je vous dis. J’ai donc usé de fins stratagèmes pour pallier à ça.

La première idée qui me vient en tête est le fait de maîtriser le concept qui se cache derrière un mot. T’es là en train de te taper des putains de notions en cours de psychologie quand tout à coup tu t’imprègnes du concept et comme par magie, tout devient plus simple, le mot te revient naturellement en mémoire, ce n’est plus flou.

Quand tu vois un mot, ne cherche pas à retenir son Wikipédia, mais essaie de le résumer simplement. Comme disait l’autre : « Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement. » ; de cette façon, tu t’imprègneras du concept et le mot ne te paraîtra plus étranger.

La répétition pour retenir, mais intelligemment

Qui n’a jamais essayé la fameuse technique de la répétition pour apprendre quelque chose ? Eh oui, ça marche vraiment, mais si c’est fait n’importe comment c’est incroyablement lourd à mettre en pratique.

Ce que j’entends par se répéter intelligemment est lié au fait que la mémoire fonctionne par interconnexion et selon des règles d’importances. Pour faire simple, il faut organiser la masse de données à apprendre avant même de penser à la retenir. Ainsi, on facilite le tout en y impliquant une logique pour reconnecter les souvenirs entre eux (« Tiens après 1961 il y a 1962, c’est un peu flou, mais je sens qu’il y a quelque chose à rédiger, si je me concentre je vais finir par trouver … »)

Tu as plein de dates à retenir ? Trie-les par ordre chronologique, rédige les dates et colles-y quelques mots pour résumer ce qui s’y passe. Ne rédige pas de phrases, c’est un gachi de mémoire ; les connexions se feront d’elles-mêmes le moment venu.

Tu ne remarques rien quand tu tentes de les réécrire ? Si tu as appris ces dates de haut en bas, il te sera très difficile de commencer par le milieu, car dans le cerveau la première date fait penser à la deuxième, et ainsi de suite jusqu’à la fin.

Dans le cerveau, un petit quelque chose est relié à un autre petit quelque chose, et de cette manière qu’il faut appliquer une méthodologie, pas en croyant qu’on peut avaler tout et n’importe quoi dans n’importe quel sens. J’ai pris un exemple de date mais aurait pu trier par sens, ordre alphabétique, auteur, thème, … C’est d’ailleurs dans la même logique que se construit la fameuse technique datant de l’antiquité à propos des discours (créer une trame)

Dessiner plutôt qu’écrire

Moi, la prise de note m’a toujours soulée, et à partir du lycée les profs ne vérifient plus vraiment ce que tu notes. Alors je me suis mis à dessiner au lieu d’écrire. Je ne parle pas de chef d’oeuvres graphiques mais de petits dessins illustrant les grands segments. Des bulles, des carrés, des bonshommes et des objets façon cartoon qui étaient reliés de façon à retranscrire des idées.

Au lycée, les profs gardent encore un débit assez lent et cette manière de « rédiger » était vraiment applicable. En plus, le temps passait beaucoup plus vite en cours, puisque c’était atelier dessin tous les jours. Pour ma part, je le faisais systématiquement en philosophie. Je n’ai en fait jamais rédigé une note classique dans cette matière.

Regarder plutôt que lire

Un livre à lire ? Cherche s’il n’y a pas un film qui correspond, en 1h30 tu auras terminé ton boulot et pourra résumer le tout sans aucun problème. Une théorie à comprendre ? Va sur Youtube et trouve un doc qui en parle ; c’est comme ça qu’on comprend la théorie des cordes et tout ce qui gravite autour en un temps record. C’est aussi applicable à une biographie ou tout autre chose.

Tu as envie de gonfler un peu ta culture dans un domaine particulier avant un examen ? Après tout, c’est toujours bien d’avoir des références externes.

Je te conseille les conférences TED qui regroupent les plus grandes têtes du monde scientifique expliquant différents concepts dans des domaines ultra variés, des sciences humaines à la neurochirurgie. Ce sont tous de très bons orateurs (puisqu’ils se retrouvent là) ; pour ne pas dire bien meilleur que la plupart de tes profs …

Au pire, achète-toi une mémoire

Plus hardcore mais toujours utile, il y a les médicaments. Tu connais pas la ritaline ? Tout simple, c’est le médoc qu’on enfile aux enfants hyperactif pour les calmer et les rendre attentif. En gros, la ritaline c’est la solution ultime pour se concentrer et apprendre, un peu à la limitless mais sans tous les tueurs et les trous noirs.

Certains utilisent ce genre de truc en étude supérieure. Ce psychotrope décuple la concentration et tu apprends beaucoup plus vite et facilement. Le risque ? Si tu en prends trop souvent et sur une période prolongée, ton cerveau se ramollira et ta concentration sera altérée de manière irréversible.

Petite note pour tous ceux qui seraient tentés d’affirmer que c’est impossible ou absurde, on peut considérer qu’ils n’ont jamais fumé un spliff ou bu un café ; le cerveau est beaucoup plus malléable qu’on peut le croire …

Ma conclusion

La première chose à faire est d’apprendre à écrire et à parler, ce qui sera un avantage énorme dans le milieu des études et plus tard lors de ta carrière que tu sois chef cuisinier ou neurochirurgien. Comprends le concept des chosesrépète-toi intelligemment pour le par-coeur, sois original en dessinant si tu le peux et au pire, drogue-toi.

Je sais, que de bons conseils, en particulier le dernier.

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5 leçons sur la manipulation https://www.boringday.fr/5-lecons-sur-la-manipulation/ https://www.boringday.fr/5-lecons-sur-la-manipulation/#comments Thu, 08 Mar 2012 06:49:41 +0000 Lo https://www.boringday.fr/?p=1947 On va donc passer au concret aujourd’hui, avec la mise en évidences 5 techniques de manipulation, utilisable partout et à toutes heures !

jack nicholson happy

Avant tout, il te faut savoir que la plupart des techniques de manipulation se basent sur nos défaillances liées à la « normalité » en société.…

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On va donc passer au concret aujourd’hui, avec la mise en évidences 5 techniques de manipulation, utilisable partout et à toutes heures !

jack nicholson happy

Avant tout, il te faut savoir que la plupart des techniques de manipulation se basent sur nos défaillances liées à la « normalité » en société. Autrement dit, manipuler correctement c’est utiliser l’ordinaire, les réactions logiques des gens, afin de pouvoir prendre le contrôle sur ces mêmes réactions et en faire ce qu’on veut. Maintenant que tu comprends cette base fondamentale, passons aux choses sérieuses …

fuck norm

Utilisation des codes sociaux, mise en relief des prénoms

Une première forme de manipulation intéressante serait l’utilisation des codes sociauxtu sais toutes ces interactions normées par la société. On va se concentrer tout particulièrement sur l’utilisation des prénoms. Et là tu te demandes bien pourquoi, je le sens.

why psycho

Pour tirer quelque chose de quelqu’un, il te faut en général tisser un lien avec lui. En somme, il faut qu’il te porte un intérêt, qu’il t’écoute. Le meilleur moyen de créer cet intérêt est de toi-même donner l’impression que tu t’intéresses à lui. La forme la plus basique pour créer un rapport social efficace est bien entendu de retenir et d’utiliser son prénom.


Que ce soit en face de la caissière d’un magasin, du videur d’une boite ou même d’un individu lambda en journée ou en soirée, le fait d’acquérir et retenir le prénom d’une manière ou d’une autre et de montrer qu’on le connait entraîne un mécanisme psychologique chez l’individu. En effet, la pensée immédiate quand on se fait appeler par son prénom par quelqu’un qu’on ne connait pas bien voir pas du tout est simple: il s’intéresse à nous. On est alors naturellement curieux de connaître nous aussi le personnage; le lien est établi.

hot girl question

Pour rester dans le concret, cet usage peut être utile à beaucoup de niveaux. Pour reprendre les exemples précédents, le fait de « connaitre » une caissière de magasin, même aussi superficiellement que via la connaissance de son prénom permet de créer une affinité, elle sera plus tolérante si tu « magouilles » sur un produit à la caisse. Aussi, le videur de boite de nuit cédera nettement plus facilement si à la base ton entrée dans la boite est impossible.

nightclub kid

C’est aussi simple que ça, et les résultats sont évidents.

Principe de cohérence et amorçage

Nous sommes tous soumis à des mécanismes psychologiques qui influent sur nos décisions. Le principe de cohérence est quelque chose que nous possédons tous. La vie en société induit une cohérence naturelle dans nos actes et décisions et est valorisée par cette même société; le fait de commencer et d’aller jusqu’au bout d’un projet professionnel par exemple. Il suffit d’imaginer la rédaction d’un écrit, dont l’intérêt est remis en cause alors qu’il est pratiquement fini. Le rédacteur aura tendance à le terminer malgré tout, par souci de cohérence.

coherence chat

En fait, quelqu’un qui n’est pas « cohérent » ne pourrait simplement pas vivre en société. Il te suffit d’imaginer un individu qui dit faire quelque chose, mais fait toujours son contraire, promet des choses, mais ne donne jamais rien de concret; la réaction logique après un temps est le rejet pur et simple de la personne.

C’est sur cette idée de fil conducteur des décisions que repose la prochaine forme de manipulation que je vais mettre en relief. L’amorçage consiste à faire agir quelqu’un dans une certaine direction en omettant des détails ou en faisant croire à des avantages s’il prend la décision que nous voulons.

best dj ever

Ainsi, tu veux faire venir quelqu’un d’un peu radin à une soirée payante et omet de lui dire qu’il faudra payer quelque chose, une fois que sa décision de venir sera prise et qu’il sera en route, il pourra plus difficilement reculer par respect de cohérence dans ses prises de décisions en plus du coût effectif en temps et en effort.

expensive nightclub

De la même manière, tu peux créer un « leurre » qui fera pencher la balance. Tu invites quelqu’un en lui faisant comprendre qu’il y aura « cette personne qu’il/elle adore tant » - sans le mettre en évidence plus que ça – et cela fera pencher sa décision. Évidemment, l’appât peut ne pas être invité, ce qui compte est l’effet que cela aura sur la cible.

casandra natasha

On peut étendre le principe à tout. Il faut amorcer une décision via des avantages apparent et une fois la décision prise réellement, le mécanisme de cohérence s’enclenchera; malgré la virtualité de ces avantages, la cible persistera et se confortera par souci de suivi sa décision première.

Processus de facilité et Yes-set

Cette forme de manipulation se base sur un principe simple, celui du désamorçage de la négativité de la cible. Lors d’un fil de discussion, le fait de répondre positivement à plusieurs questions facilite une réponse positive pour les questions suivantes. En somme, le fait de répondre « Oui » à plusieurs choses entraînera plus facilement un « Oui » à une question dont la réponse aurait été « Non » sans conditionnement; car on parle bien ici d’une sorte de conditionnement.

ca va oui

Cette technique est souvent utilisée en marketing. Pour prendre un exemple concret, il suffit de s’imaginer un vendeur de voitures qui fait faire un tour extérieur et intérieur d’une voiture à un client en lui posant des questions simples liées à l’objet à vendre tout en lui la décrivant progressivement. Ce sont évidemment des questions telles que « Vous voyez ? » ou « Vous êtes d’accord ? » qui ne laissent pas vraiment le choix. A la fin, le vendeur demande si la voiture l’intéresse, voir si le client veut l’acheter; s’il s’y est bien pris, ce qui viendra immédiatement en tête sera un « Oui » profond et quasi involontaire.

Tu l’as bien compris, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Tu peux naturellement appliquer le principe à tous les domaines où la manipulation verbale est applicable.

Théorie de l’engagement et « Pied-dans-la-porte »

Le principe du « Pied-dans-la-porte » est simple. Cela consiste en la génération d’une demande visiblement peu coûteuse qui sera vraisemblablement acceptée, suivie par une demande plus coûteuse. Évidemment, la seconde demande aura alors plus de chance d’être acceptée que si elle avait été placée directement et sans « préparation ». C’est un des effets du phénomène de l’engagement.

engagement solution

L’exemple roi de ce principe est le groupe de fumeur. Il suffit d’imaginer un groupe de fumeur à qui on demande d’arrêter de fumer deux jours, puis par la suite une semaine. Le taux de réponses positives pour la seconde proposition sera plus grande que si on avait directement demandé au groupe de ne plus fumer pendant une semaine. Ils se sentent engagés dans le processus.

pretty girl smoke

Les applications sont multiples et un autre bon exemple de cette forme de manipulation est celle du mendiant. Si quelqu’un demande une pièce de monnaie dans la rue afin de téléphoner, personne ne voudra la lui donner. Si par contre il demande quelque chose de « moins coûteux » tel que l’heure, tout le monde la lui donnera. Il suffit alors d’emboîter les deux; tu demandes l’heure puis tu enchaînes sur la pièce de monnaie. Cette expérience a été chiffrée, dans le livre La soumission librement consentie (p42)  et dans le premier cas - la demande la pièce sans question préalable – les résultats positifs étaient de 0% contre 40% par utilisation de cette double question.

hobo usa today

Évidemment, je ne peux en finir sur le « Pied-dans-la-porte » sans parler rapidement de son opposé – la « Porte-au-nez » – qui consiste à faire demande très coûteuse, qui sera vraisemblablement refusée, suivi d’une demande moins coûteuse; celle que nous cherchons à atteindre. Par exemple, le fait de demander à emprunter une voiture une semaine à un ami – ce qu’il refuse – pour ensuite lui demander de l’emprunter deux jours; il aura plus tendance à accepter la seconde proposition.

Principe de réciprocité par le don

La dernière technique que je vais expliquer est très utilisée par les commerçants. Elle consiste à faire un don à une cible, dans l’idée d’entraîner l’achat, la consommation, par principe de réciprocité.

Un bon exemple me vient en tête. N’as-tu jamais croisé un illuminé venant de je ne sais quelle secte faisant la demande d’un petit don ? Imagine que cette même personne t’offre un objet lambda avant, tel qu’une mini-bible ou une fleur, et que même après ton refus elle te le place dans les mains malgré tout, tu auras évidemment plus tendance à l’écouter et à faire un don par la suite – car ce serait être un « salaud » d’accepter ce qu’il te donne et de s’en aller.

black man cry

Là, tout de suite, tu te dis que ce genre de manipulation ça marche uniquement sur les gens stupides, mais détrompe-toi, si on s’y prend vraiment bien cela marche bien, et j’ai une belle anecdote à ce propos.

J’étais au Maroc, dans une petite ville en bord de mer – ça, c’était pour le détail qui tue – on déambulait dans la rue, étant habitué depuis un moment aux marchands marocains, très forts dans le domaine de la manipulation et de la poursuite des touristes, on se croyait un peu invincible à ce niveau.

marchands marocains

Et là, un marchand nous interpelle, nous introduit directement dans ses anecdotes personnelles - il était d’entrée très sympathique – et insiste sur le fait qu’il ne veut pas forcément qu’on achète, mais au moins qu’on lui parle de notre expérience au Maroc. Après quelques minutes on se retrouve à l’intérieur du magasin, il nous installe sur un banc et nous propose un thé royal qu’il fait devant nous, il y mélange tout un tas d’herbes de son comptoir et la tchatche continue. Après 10 minutes, son jeune frère – un énorme bédo à la main – apparaît.

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Le marchand insiste pour nous faire tourner le bédoce que l’autre accepte avec dédain – puis on continue de boire du thé maison en fumant du bédo de très bonne qualité tout en continuant à parler. Après 20 minutes, le marchand nous parle de ses « bons produits » et les présente. On a donc commencé à craquer en pensant à l’enrichissement qu’il nous avait fourni et on a un par un dévalisé son magasin.

stone girl

Il nous a beaucoup parlé de sa philosophie de vie, de la beauté du Maroc. Bref, il n’a pas fait qu’un don matériel, mais bien spirituel, ce qui a également son petit effet. Aussi, pendant que nous achetions ses produits il n’a pas hésité à aller fouiller dans la poche de son frère pour nous donner un bout de haschisch - « C’est cadeau » – qui tu le devines bien, n’a fait qu’augmenter notre désir de lui donner en retour. On est sorti du magasin les mains remplies de produits et super heureux d’avoir acheté tout ça.

waste money madrid

C’est après quelques minutes qu’on a réalisé à quel point on venait de se faire manipuler. Je trouve que cette anecdote illustre parfaitement ce principe de réciprocité. Le marchand a fait plus de chiffre en prenant son temps avec nous, en nous offrant tout un tas de choses, que tous les autres commerçant qu’il nous a été donné de rencontrer, qui ne faisaient que nous harceler bêtement entraînant des achats minables et très négociés. Lui, était finalement un excellent vendeur et un très bon manipulateur.

Si on s’y prend bien, cela fonctionne vraiment. Cela joue sur le côté émotionnel de la personne puisqu’on vise à faire se sentir mal quelqu’un en lui donnant toujours plus, dans l’espoir qu’il consomme derrière. Pour reprendre mon exemple, sortir de ce magasin sans rien acheter après tout ce qu’il nous avait donné était impossible, on ne se serait pas senti bien.

sad couple

C’est sur ce dernier principe que je termine ces 5 leçons sur la manipulation, en espérant t’avoir ouvert l’esprit sur les possibilités qui s’offrent à un bon manipulateur dans la vie et dans tous les domaines où cela peut être appliqué.

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Pourquoi devenir un manipulateur ? https://www.boringday.fr/pourquoi-devenir-un-manipulateur/ https://www.boringday.fr/pourquoi-devenir-un-manipulateur/#comments Fri, 02 Mar 2012 15:00:46 +0000 Lo https://www.boringday.fr/?p=1875 Aujourd’hui, j’ai décidé de m’attaquer à quelque chose qui j’en suis sûr t’intéressera certainement.

La manipulation mentale, c’est quelque chose de fascinant; pouvoir faire tourner quelqu’un dans le sens qu’on veut via de multiples techniques et pour de multiples raisons, c’est quelque chose qui peut s’avérer intéressant et surtout utile.…

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Aujourd’hui, j’ai décidé de m’attaquer à quelque chose qui j’en suis sûr t’intéressera certainement.

La manipulation mentale, c’est quelque chose de fascinant; pouvoir faire tourner quelqu’un dans le sens qu’on veut via de multiples techniques et pour de multiples raisons, c’est quelque chose qui peut s’avérer intéressant et surtout utile.


Évidemment, je te vois déjà venir à considérer que la « manipulation » c’est quelque chose de totalement immoral, voir inhumain. Je me dois donc de t’ouvrir les yeux au préalable - en te montrant quelques domaines où elle est appliquée de manière systématique - avant de te présenter quelques-unes des techniques que je connais.

L’étendue de ce mode d’action dans la réalité

Qu’est-ce que la séduction ? Manipuler quelqu’un afin de l’amener dans son lit.

Qu’est-ce que la politique ? Manipuler une masse de citoyens afin qu’elle vote pour toi.

Qu’est-ce que le commerce ? Manipuler des consommateurs afin qu’ils achètent ton produit et pas celui du voisin.

Avec ces trois petits exemples, je viens de couvrir le monde entier dans trois angles différents; l’intimité, l’orientation de la société et notre consommation de tous les jours. Tu l’as bien compris, la manipulation est absolument partout.

Ce n’est pas quelque chose que « quelques personnes » pratiquent en secret au fin fond d’une secte dans leur grenier, c’est bien un élément qui permet d’acquérir du pouvoir dans beaucoup de domaines. En fait, c’est un élément majeur pour réussir dans la vie, car le rapport humain est ainsi fait.

Les commerçants te font donc leur speech à deux balles pour que tu achètes, les politiciens nous mentent tournent la vérité à leur manière et usent de stratagèmes pour monter les échelons et être adulés, les gens qui « chopent » - les dragueurs - sont ceux qui savent tourner les choses à leur avantage en « tchatchant » afin de conquérir.

Je n’ai cité que quelques domaines, mais tu devines déjà que toi aussi, tu as déjà usé de la manipulation sans même le savoir.

Définir la manipulation

Là tu me diras « Mais ce n’est pas forcément manipuler, c’est juste convaincre, voir influencer ! » … Tous ces termes sont très proches. En fait, la différence est le degré d’emprise sur la personne et ce qu’on cherche à en tirer.

Convaincre c’est permette à quelqu’un d’user de son libre arbitre pour pencher en ta faveur, d’être en accord avec toi dans ce que tu crois être le vrai.

Influencer c’est déjà faire virer une décision via un rapport de pouvoir, le vrai n’a rien à voir là-dedans; c’est souvent l’image que tu dégages sur la personne qui définit ton influence et qui agit sur sa décision.

Manipuler, c’est exercer une forte influence via de multiples moyens et en profiter. C’est cette notion de profit qui fait toute la différence. Si tu réfléchis un peu, tu réaliseras que lorsque tu cherches à convaincre ou influencer quelqu’un, tu cherches en fait par la même occasion à en profiter d’une manière ou d’une autre. Tu n’es donc qu’un sale manipulateur, comme les politiciens, commerçants, dragueurs, et le reste du monde …

Dans notre société, on identifie quelqu’un comme étant un manipulateur via le simple constat qu’il est en fait un bon manipulateur, mais nous le sommes tous; à moins bien sûr que tu n’aies jamais cherché à profiter d’aucun autre être humain, dans toute ta vie, et dans ce cas tu es un saint.

Hélas, notre société ne fonctionne pas comme ça. Que ce soit avec un partenaire, des amis ou même ta famille, il te faut souvent faire usage de la manipulation afin d’arriver à obtenir quelque chose; de l’enfance à l’âge adulte, tu t’es entraîné sans le savoir.

N’as-tu jamais cherché à te faire acheter un jouet par tes parents alors qu’ils ne voulaient pas ? N’as-tu jamais essayé d’avoir les faveurs d’un partenaire quand ce n’était « pas le moment » ? N’as-tu jamais tenté d’user de ton pouvoir décisionnel en soirée avec tes amis ?

Faire le choix de devenir un leader

Il faut savoir qu’il y a deux types de personnes dans la société, ceux qui subissent et ceux qui agissent. Cette dualité comme tu l’auras compris, dépend de notre pouvoir de décision, et pour pouvoir décider dans un cercle social, il faut passer du stade de suiveur à celui de leader; il faut apprendre à manipuler mentalement les autres. Le mot est peut-être dur, mais il est représentatif de la réalité.

Ce qui fait de quelqu’un un bon manipulateur, c’est évidemment sa capacité à pouvoir produire et contrôler une discussion, cela passe par la confiance en soi et la culture en général. J’ajouterai finalement qu’il faut appréhender la manipulation comme un outil social et ne pas s’enfoncer dans la manipulation perpétuelle, ne jamais la définir comme ligne directrice de notre vie.

En effet, la manipulation implique la création de rôles mais il peut être réellement néfaste de se perdre totalement dedans et finalement ne plus avoir de soi propre. Vois donc ça comme quelque chose d’utile, mais ta vie ne doit pas se résumer à manipuler les gens, car sur le long terme cela ne générait rien de bon.

Maintenant que tu comprends l’intérêt de la manipulation et que tu sens avoir les capacités pour tout ça, on peut s’essayer à traiter des faits concrets, et c’est par ici.

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La soumission à l’autorité https://www.boringday.fr/la-soumission-a-lautorite/ https://www.boringday.fr/la-soumission-a-lautorite/#comments Tue, 28 Feb 2012 12:02:25 +0000 Lo https://www.boringday.fr/?p=1840 Aujourd’hui, on s’attelle à un concept qui va en intéresser plus d’un. Bas oui, la fameuse soumission à l’autorité et toutes les conclusions que l’on peut en tirer.

Dans notre société moderne, nous sommes perpétuellement soumis à des autorités telles que familiales ou patronales pour n’en citer que deux.…

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Aujourd’hui, on s’attelle à un concept qui va en intéresser plus d’un. Bas oui, la fameuse soumission à l’autorité et toutes les conclusions que l’on peut en tirer.

Dans notre société moderne, nous sommes perpétuellement soumis à des autorités telles que familiales ou patronales pour n’en citer que deux. En fait, nous sommes culturellement conditionnés pour agir selon le bon vouloir de différents individus censés symboliser le « droit chemin ».

Les raisons de la soumission

Mais pourquoi obéissons-nous ? C’est très simple, nous passons d’un état autonome à un état agentique. En gros, on va du stade de décision en fonction de notre propre pensée au stade de mise en oeuvre d’action en tant qu’agent d’un organisme qui nous « dépasse ».


Comment ça tu ne piges déjà plus ? N’as-tu jamais ressenti cette impression d’agir dans une espèce d’énorme système qui ne dépend pas de toi ? Comme quand tu vas en cours et que tu agis machinalement, car « c’est comme ça que ça marche » ? Ou mieux, quand tu arrives au bureau pour faire le boulot que tu es « censé faire » car on t’a défini comme un élément de l’entreprise.

Pourquoi tu ne vas pas chier sur le bureau de ton prof lorsqu’il dit un truc qui ne te plait pas ? Pourquoi ne craches-tu pas sur ton putain de patron qui t’énerve tant ? Car tu vas te faire virer et finir SDF ? Bien vu.

Tu l’auras compris, afin que la société fonctionne on te définit des rôles successifs, et cette belle organisation se développe via une soumission perpétuelle, aux règles, à l’autorité – car nous sommes des êtres profondément sociaux; notre survie dépend du bon déroulement des interactions entre individus, de la cohésion sociale. Ceux qui ne respectent pas cela finissent en général à l’écart de la société.

Le problème dans tout ça, c’est que ça conduit à des abus. Bas oui, imagine cette belle masse de débiles prêts à agir selon ton bon vouloir si tu fais figure d’autorité à leurs yeux. Comment ça on appelle ça la politique ? Ne nous emballons pas, on parlera de ce bordel un autre jour.

L’expérience qui démontre

Nous on va plutôt s’intéresser au côté hardcore du problème, via la fameuse expérience de Milgram. Quoi ? Tu ne connais pas ? C’est un truc très connu, et il faut que tu sois au courant alors, que je t’ouvre les yeux un peu.

Stanley Milgram c’est un mec qui un beau jour a décidé de faire une super expérience en psychologie, c’était dans les années 1960. Il a voulu démontrer à quel point les gens pouvaient être soumis à cette fameuse autorité, au point de dépasser le stade du moral.

L’idée c’était de faire venir les gens pour une petite expérience sur « la mémorisation » - dans un cadre scientifique respectable à l’université de Yale - et leur faire faire un tirage au sort pour qu’ils se définissent soit comme celui qui doit mémoriser une suite d’éléments soit comme celui qui active un système de punitions en fonction des réponses de l’autre.

Évidemment, le tirage était truqué et les individus avaient toujours le rôle du mec qui électrocute l’autre en cas d’erreur. Ce dernier étant un acteur qui fait semblant de recevoir des décharges plus ou moins puissantes. Je crois que tu as déjà compris là où voulait en venir l’expérience.

L’individu lambda électrocute donc la personne en face s’il a faux, et les décharges sont de plus en plus puissantes jusqu’à devenir mortelles. Évidemment, un scientifique en blouse blanche - la figure de l’autorité - est là pour dire au sujet qu’il faut continuer l’expérience, que tout est normal, via tout un tas de phrases de merde genre « Veuillez continuer », « Vous devez continuer » ou encore « Tuez-le ! Oh oui, je veux qu’il souffre ! » - je viens d’inventer la dernière phrase, je te rassure.

Je n’entre pas dans les détails de l’expérience, car il y a plusieurs variantes - le scientifique physiquement présent, le rapport plus ou moins étroit avec la « victime » et l’individu qui lance les décharges, etc. Mais des chiffres inquiétants ressortent clairement de tout cela.

Dés les premières expériences, environ 62% des individus ainsi testés ont lancé par 3 fois un électrochoc mortel (450V) aux « victimes » ne bougeant même plus, faisant semblant d’être pratiquement mortes.

Autrement dit, sous la pression d’une autorité supérieure62% des individus sont prêts à tuer quelqu’un s’il le faut. Aussi, à peu près tous les participants font durer l’expérience au moins jusqu’aux hurlements atroces de la part de l’électrocuté.

Pour la petite anecdote, Milgram ne s’attendait absolument pas à de tels résultats, il pensait que la plupart des gens arrêteraient avant le stade mortel. C’est en quelque sorte le point de départ de son futur grand intérêt pour la soumission en psychologie.

La bonne nouvelle c’est que lors de ces expériences, toutes les personnes testées se sont à un moment ou un autre inquiétées de la personne en face d’eux et ont questionné le scientifique, la mauvaise nouvelle c’est que ça ne change pas grand-chose au final.

Si un scientifique en blouse blanche leur dit de continuer, ils continuerons pour la plupart, car ils passent à un état « agentique », ils se déresponsabilisent des conséquences. Une baisse considérable du taux d’électrocutions mortelles a toujours été constaté lorsque l’autorité n’était pas présente physiquement, voire inexistante.

Cette expérience a été reproduite de nombreuses fois et à chaque fois, les résultats étaient de ce genre, atteignant même des sommets lorsque ce n’était pas l’individu qui devait appuyer pour électrocuter, mais qu’il ne faisait que dire d’enclencher le mécanisme, sous la pression d’une autorité supérieure.

La conclusion qu’on peut en tirer

Mais qu’est-ce qu’on peut bien faire ressortir de ce genre d’expérience ? La société est ainsi organisée pour que nous nous soumettions à l’autorité, les conséquences de cette nécessaire organisation sont que les individus deviennent de manière générale des acteurs agissant sans vraiment réfléchir aux conséquences.

Si une autorité forte est là pour dire quoi faire, les gens le feront, quoi qu’il advienne.

La solution ? Deviens cette autorité, et le monde t’appartiendra.

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L’histoire du maître et de l’esclave https://www.boringday.fr/dialectique-du-maitre-et-de-esclave/ https://www.boringday.fr/dialectique-du-maitre-et-de-esclave/#comments Fri, 10 Feb 2012 00:48:41 +0000 Lo https://www.boringday.fr/?p=1022 Aujourd’hui, on s’attaque à un nouveau concept, ou plutôt une construction dialectiqueComment ça je t’emmerde déjà avec mes mots compliqués ?

Toi qui panique

Arrête de paniquer comme ça, tu sais bien qu’avec moi, tout va bien se passer. Alors prend ton petit cachet d’aspirine et reprenons.…

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Aujourd’hui, on s’attaque à un nouveau concept, ou plutôt une construction dialectiqueComment ça je t’emmerde déjà avec mes mots compliqués ?

Toi qui panique

Arrête de paniquer comme ça, tu sais bien qu’avec moi, tout va bien se passer. Alors prend ton petit cachet d’aspirine et reprenons.


Je t'ai dit de prendre ton aspirine !

La  dialectique, c’est quoi en fait ?

Dans le mot dialectique on s’aperçoit qu’il y a la même base que dialecte - ça c’était pour le côté mnémotechnique du terme. Au cas ou tu le saurais pas, un dialecte c’est la déclinaison d’une langue, un peu comme le Ch’tis quoi. Bref, on s’égare là.

Quel navé ...

On dit que quelque chose fait partie de la dialectique à partir du moment où il y a une argumentation entre deux côtés opposés. Le but étant de dépasser ce stade de merde où par exemple deux mecs s’insultent - de manière argumentée - pour savoir qui a raison afin d’arriver au fameux moment où on produit une troisième manière de voir les choses afin de se réconcilier.

En gros, l’idée de base de la dialectique c’est la production de quelque chose, de son opposé, pour finir sur un compromis faisant théoriquement avancer les choses.

Toujours de manière argumentée

Par exemple, pour le bon vieux Platon, la dialectique c’était un processus dans lequel la pensée affirmée ou rejetée des arguments afin de s’approcher de la vérité. C’était donc un cheminement de la pensée dont le but ultime était de voir le vrai.

La vérité on la sait ... C'est qu'les blancs n'savent pas danser

Après il y a eu Hegel - tu sais ce bon vieux philosophe allemand du 18eme XVIIIe qui a écrit des livres aux noms super simples comme La Phénoménologie de l’Esprit par exemple – bas lui, il pensait pas tout à fait pareil.

Je ne crois pas non

Pour ce petit malinla dialectique c’est un mouvement de la pensée qui passe de l’affirmation à son contraire afin de réconcilier les deux sous forme de synthèse. Oui, tu a vu juste, exactement comme toi quand t’essaies de rédiger ta putain de dissertation à coup de thèseantithèse pour finir sur une synthèse sans intérêt; l’idée est globalement la même ici.

Toi qui écoute attentivement

Maintenant que tu sais - en gros - ce qu’est la dialectique, tu te demandes bien  je veux en venir. Et bien, figure-toi que je ne t’ai pas parlé de Hegel par hasard. Ce mec est le genre à s’être vachement enflammé à propos de tout ce que je viens de te raconter, et il nous a pompé un truc plutôt intéressant au final.

Hegel qui s'enflamme

La dialectique du maître et de l’esclave

Dans son fameux livre au nom imprononçable, il s’intéresse pas mal à l’Homme et son environnement. Il oppose entre autres l’idée du maître à celle de l’esclave, de façon dialectique; pour en tirer une réflexion derrière quoi.

Eliza Dushku (pour l'info)

Et là tu te dis « Qu’est-ce qu’il raconte ? Je pige déjà plus rien ». Et bien, définissons simplement ces deux termes.

Non s'il te plait ... Tu es trop aimable

Qu’est-ce qu’un maître ? C’est celui qui exerce une autorité, autrement dit une domination sur quelque chose. Et l’esclave dans tout ça ? C’est celui qui n’est pas libre, qui est en fait sous le pouvoir de quelque chose d’autre.

Tu remarqueras que ces concepts ne se dirigent pas forcément en direction de deux humains. On peut être maître de son destin, et esclave de notre société.

Un nounours sm ?

Donc dans l’idée de base qu’on se fait ça donne un truc comme « Le maître encule l’esclave et l’esclave se fait enculer par le maître ». Oui mais voilà, c’est plutôt binaire et simpliste comme réflexion,. Et tu sais bien au fond de toi que les choses ne sont pas si simples en philosophie.

Esprit binaire

Quand on y réfléchit, que fait le maître dans l’histoire ? Il domine l’esclave certes, mais son principal mode d’action est de lui faire faire des choses  »Va me chercher un jus de fruit, et plus vite que ça, sale bâtard »; en somme, le maître se détache du monde naturel, il en devient progressivement étranger; puisque ne touche à rien directement.

Tandis qu’à l’opposé, l’esclave continue à y être rattaché puisqu’il participe à la transformation de ce monde humain - notamment en allant presser ce putain de jus de fruit pour le servir à cette enflure. Qui dépend de qui ici ? Tu l’auras compris, le maître - étranger à son propre monde - est sous la tutelle de l’esclave qui agit pour lui. Il y a un véritable renversement de la situation.

Une sale vie en perspective ...

Sans l’esclave le maître n’est plus rien, c’est donc l’esclave le véritable maître.

Avec ce renversement de perspective, on peut aller plus loin dans cette réflexion; car la dialectique du maître et de l’esclave ne se réduit pas à un jus de fruit.

Dans l’absolu, celui qui est fierpuissant et qui n’a peur de rien est le maître. Car sa force, c’est d’ignorer le monde. Celui qui a peur, qui sait ce qui peut se passer, qui redoute les choses simples telles que la mort, c’est l’esclave; car sa faiblesse, c’est de regarder la réalité.

La mort touche tout le monde

Mais qui est le vrai maître ici ? Celui qui ignore son propre monde, reste seul en ignorant l’autre, ou celui qui se rend compte des choses et évolue avec elles ?

Et arrête de rien piger toi là !

Autrement dit, est-ce que c’est le PDG qui n’a le temps de rien faire à part donner des ordres à ses employés le maître ? Ou n’est-ce pas plutôt ses esclaves qui eux, ont tout le temps de toucher à la réalité et construire quelque chose de réel dans leur vie; éduquer leurs enfants, profiter de leur famille ou simplement jouir de l’achat de leur nouvelle voiture.

Joyeuse fête des pères

Tu l’auras compris, la dialectique du maître est de l’esclave, c’est l’idée d’un renversement dans ce que l’on croit et ce qui est effectivement, et on peut l’appliquer à beaucoup de choses; elle est une réflexion philosophique sur ce qui nous définit dans ce monde.

Ce qui me définit ?

Mais sache que nous sommes tous tour à tour maîtres et esclaves; le pire serait de n’être que l’un ou l’autre, car vivre une existence de servitude complète c’est au moins aussi terrible que de vivre en ignorant le monde qui nous entoure.

Savoir profiter du monde qui nous entoure ...

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La terrible vérité sur le pragmatisme https://www.boringday.fr/la-terrible-verite-sur-le-pragmatisme/ https://www.boringday.fr/la-terrible-verite-sur-le-pragmatisme/#comments Sat, 21 Jan 2012 19:50:48 +0000 Lo https://www.boringday.fr/?p=61 Et oui tu l’auras deviné, je vais d’ici quelques minutes te révéler des choses extraordinaires sur un concept compliqué que tu n’aurais jamais imaginé aborder dans ta vie.

Les filles sexy en début d'article, ça le fait !
… Allez, on se concentre …

C’est la base même de cette fabuleuse nouvelle catégorie qu’est « Concepts », et le pragmatisme est le premier à passer à la casserole.…

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Et oui tu l’auras deviné, je vais d’ici quelques minutes te révéler des choses extraordinaires sur un concept compliqué que tu n’aurais jamais imaginé aborder dans ta vie.

Les filles sexy en début d'article, ça le fait !
… Allez, on se concentre …

C’est la base même de cette fabuleuse nouvelle catégorie qu’est « Concepts », et le pragmatisme est le premier à passer à la casserole. Pourquoi ? Et bien la raison est totalement rationnelle, il m’avait l’air bien sympathique ce mot.


Ce mec croque la vie à pleine dents
… Presque aussi sympathique que ce mec …


Là tu me diras : « Mais j’en ai rien à branler moi du pragmatisme », oui, mais sache que connaître des mots compliqués, c’est toujours utile pour plein de choses …

  • Tu rencontres une fille / un garçon en doctorat de philosophie ? Tu peux maintenant lui faire face sans crainte.
  • Tu es devant ta copie de droit et tu ne sais pas quoi faire ? Tu peux tenter de grappiller des points en expliquant des concepts un peu zarbi, mais qui feront réfléchir le prof sur le fondement de la vie et de l’univers et ça, c’est facile un beau 5/20 en récompense.
  • Tu te sentiras pris d’une énergie phénoménale à l’idée d’avoir acquis un savoir et tu croiras pouvoir gravir des montagnesQuoi, c’est juste moi ? Comment ça c’est l’herbe que je m’enfile ?

 Le pragmatisme en soirée, c'est casse gueule… Moi quand j’explique le pragmatisme en soirée …

Bref, tu seras bien content de le maîtriser ce putain de mot.

Mais avant de s’enflammer et de partir dans des délires métaphysiques

En fait, c’est quoi le pragmatisme dans la langue courante ?

Je me doute bien que tu connais déjà la signification du mot dans la langue courante, mais il faut commencer par quelque chose, et puis c’est toujours bien de mettre les choses à plat, ça détend l’atmosphère, et ça évite les plis.

Robert « Les plis ? Ah ah ah, trop bien ton idée de blague Robert, on s’en rappellera… »

On dit en général que quelqu’un a un esprit pragmatique quand il a l’esprit pratique; en gros, quelqu’un qui se débrouille pour trouver des solutions simples et logiques aux problèmes.

Esprit pratique ?

Imaginons que tu sois à une soirée et que tu veuilles te taper une bonne grosse douille. Celui qui arrive en quelques minutes à concevoir une petite douille artisanale à coup de bouteille d’eau, de trou et de chewing-gum est l’esprit pragmatique de la soirée « Ca me rappelle cette soirée chez Jean-Charles … »

Jean-Charles ?
… Ce mec est un génie ! …

Mais alors, c’est quoi la différence entre esprit pratique et pragmatique ? Car il y a bien une nuance qui existe, sinon il n’y aurait pas deux mots. Eh bien oui, derrière le pragmatisme il y a toute une conception de la réalité. Le pragmatisme ne se limite pas au sens pratique; il y a un aspect philosophique.

What the fuck ?… C’est le moment où je commence à m’enflammer là …

L’esprit pragmatique c’est celui qui se fout des paroles et qui agit, plus encore c’est celui qui se détache de ce qui n’est pas nécessaire afin d’atteindre son but.

Un bon exemple d’esprit pragmatique serait le médecin typique. Tu sais celui qui te triture l’anus avec un air de routine déconcertant. Il va droit au but afin d’accomplir son devoir.

L'air de rien je vous dis ! « Un bon gars mon médecin »

On peut dire que le médecin qui t’analyse tout en te faisant des blagues sur sa journée sera peu pragmatique, car il prend le temps d’ajouter des actions qui ne sont pas nécessaires à l’atteinte de son objectif. Objectif qui est, et je me dois de le rappeler, te dire ce qu’il pense de l’état de ton anus en ce moment.

Tout va bien !

Bon allez, j’ai atteint le quota d’humour scatologique pour la journée. Passons maintenant à la deuxième partie.

En gros, en philosophie ça représente quoi le pragmatisme ?

Alors là je te vois déjà paniquer à la lecture du mot « philosophie« . Tranquille, pose-toi un peu, prends-toi une petite bière, enfile-la-toi devant Une Famille en Or et on reprendra quand ton cerveau se sera bien reposé.

Trop drôle le petit chien ! Non ?

Ça va mieux ? Bien.

S’il faut que tu retiennes quelqu’un quand on parle de pragmatisme en philosophie, c’est bien Charles Sanders Peirce.

Comment ça tu le connais pas ? Mais voyons, Peirce, le petit barbu américain qui a inventé la sémiotique – « La quoi ? » – Bon laisse tomber, on verra ça un autre jour. Retiens juste que c’est un américain et linguiste important du XIXeme (Comment ça je t’emmerde avec mes chiffres romains ?).

Monsieur Peirce

… Beau gooossse ! …

Pour coller au sujet, il est ici important, car c’est le fondateur du courant pragmatiste. Tu souligneras la nuance avec le pragmatisme; on prend le mot de base et on en fait un courant pour pouvoir le foutre à sa sauce.

D’ailleurs, pour la petite anecdote, Peirce voulait qu’on appelle sa façon de voir le pragmatisme d’une autre manière, genre pragmaticisme; histoire qu’on ne confonde pas tout, et en plus ça sonne encore plus chiant et compliqué. Au final, ça n’a pas vraiment fait fureur et tout le monde mélange tout aujourd’hui.

Un bureau ordonné« Il nous avait prévenus putain ! »

Comment ça je suis allé sur Wikipédia ? Bas oé, tu crois que c’est où qu’on récupère les détails croustillants de l’histoire ?

Crunch, parce que ça croustille !

Pour résumer rapidement, car si je le faisais pas rapidement ça serait un gros bordel cette histoire de courant, le pragmatisme pour Peirce, c’est surtout une histoire de concept et de signification.

Si deux conceptions avec deux noms différents possèdent les mêmes effets pratique, alors cherche pas, pour Peirce et ses potes, c’est une seule conception. Inversement, si une conception a plusieurs effets pratiques, alors il y a plusieurs conceptions au final.

Mec, j'ai rien pigé !

Comment ça t’as rien compris ? C’est simple, imaginons les mots « eau » et « H2O« , bas pour Peirce et ses potes – ne t’inquiètes pas j’éclaircirai qui sont ses potes après – si dans la pratique ces deux mots ont le même effet, genre tu parles de flotte dans un discours, alors c’est un seul et même concept.

Et inversement, si un seul mot, visiblement une conception, cache en fait plusieurs concepts à l’intérieur de lui qui importent dans l’effet pratique du mot dans ton putain de discours sur l’eau, alors il y a en définitive plusieurs conceptions à déceler dans le mot.

J’ai un bel un exemple là, attends je réfléchis … Ah oui, « Pragmatisme ».

Après, viens pas me demander pourquoi tu parles de pragmatisme dans ton discours sur l’eau, c’est plus mon problème ça.

Un discours sur l'eau ?

Bon, je pense que ça suffira au niveau des idées de ce courant pour le moment.  C’est sûr, tu vas l’épater la petite doctorante que t’as rencontré samedi dernier.

La petite doctorante

Parlons maintenant des principaux représentants du pragmatisme de Peirce. Concrètement, ils sont deux à le suivre dans ses idées; c’est un peu comme une bande de potes qui se conforte dans leur courant et qui traînent ensemble au gré des conférences.

Grosso modo, c’est comme toi avec tes potes qui défendez Call of Duty Modern Warfare pendant que d’autres te crachent que c’est Call of Duty Black Ops le meilleur. J’ai dit grosso modo.

Calme toi, calme toi

Charles Sanders Peirce a donc deux suiveurs et contributeurs dans son courant: William James et John Dewey (Oui oui, comme dans Malcolm). Ils ont chacun ajouté des éléments au courant et ont foutu leurs idées par-dessus celles de Peirce, mais on va pas en faire toute une histoire.

William James style ?… Une bande de bg je vous dis …

Par exemple, t’auras qu’à dire que James a sorti tout un blabla sur la vérité, comme quoi le vrai dépend de la communauté qui nous entoure et du contexte, que du coup cela change avec le temps et qu’il n’y a donc pas de vérité absolue et inaliénable, tout ça tout ça.

Et puis pour Dewey, suffira de sortir que par le pragmatisme il a tenté de relier le monde socio-politique à la philosophie; il voulait que ça fasse un peu comme la science avec la technologie quoi. Ensuite tu peux rajouter qu’il était très bien dans Malcolm.

Dewey !

Bon je pense qu’on a bien retracé le pragmatisme dans la philosophie. Évidemment, on pourrait parler de la suite du pragmatisme dans l’histoire, mais on va pas s’emballer, le XIXeme siècle ça suffit pour aujourd’hui.

Tu t'enflammes toi ?

Et là tu te dis « Quoi, c’est tout ?« , et bien figure-toi que non ! On peut aborder un dernier point, celui de la linguistique.

Et si on parlait un peu de la pragmatique en linguistique ?

Et là je te vois déjà venir avec ton amalgame. Il y a le pragmatisme en philosophie d’un côté, et la pragmatique en linguistique de l’autre. Après, faut éviter de mélanger les deux ça risquerait de fâcher l’intellectuel frustré avec qui tu discutes de ça.

Exemple d'intellectuel frustré

Mais la pragmatique en linguistique, qu’est-ce que c’est ? Je vais tenter de rester simple et de ne pas déborder du résumé.

Pour faire court, il faut savoir que la pragmatique a beaucoup évolué avec le temps et que tu connais déjà son instigateur du XIXeme siècle. Bas oui, c’est notre bon vieux Peirce qui est, je te le rappelle, un super linguiste ! Coïncidence ? Je ne crois pas !

Tu peux pas test… Il se bat avec les mots …

C’est là qu’on se rend compte que le monde des sciences humaines est vraiment petit

Au moins petit comme ça !

Bref, avec la pragmatique on se penche sur tout un tas de choses en linguistique.

On s’intéresse par exemple aux termes qui sont liés au contexte dans lequel on discute. Je parle entre autres des termes tels que « je », « tu », « maintenant », … En somme, les termes indexicaux. Parce qu’avec la pragmatique on est toujours très contextuel.

Grâce à ce niveau d’analyse, on constate tout un tas de choses marrantes comme le phénomène de la présupposition; quand dans une phrase on sous-entend des faits passés: « Jean-Charles a arrêté de boire » qui signifie implicitement que Jean-Charles buvait comme un trou, le petit salop.

George Clooney rigole à mes blagues !« Ah ah ah, on se fend vraiment la poire avec les présuppositions ! »

Si on s’emballe, on peut carrément générer une forme de manipulation via les mots, mais là on tombe dans de l’analyse de la rhétorique, alors on va se calmer et rester dans le contexte.

Il y a aussi la théorie de la pertinence qui se base sur le fait qu’on recherche naturellement à produire et recevoir des discours pertinents de manière générale. Par exemple, lorsqu’on écoute un discours, notre cerveau tente de comprendre son sens en tirant le plus pertinent de ce qui est dit et en occultant ce qui ne le serait pas. Dingue ! Non ?

Si toi aussi tu t'endors
… Complètement dingue tu veux dire ! …

En bref, le pragmatisme appliqué à la linguistique, c’est quelque chose de pas mal qui a généré tout un tas de théories intéressantes; après je suis pas là pour te sortir toutes les données existantes à ce propos, alors maintenant que j’ai attisé ta curiosité, tu te démerdes.

Arrête de chialer !… Et arrête de chialer comme ça ! …

Je pense maintenant que tu es prêt pour cette fameuse conversation avec cette fille / ce garçon en doctorat de philosophie dont je parlais au début de l’article et espère que tu t’en sortiras, aura de beaux enfants avec, à qui vous apprendrez à eux aussi ce qu’est ce foutu terme.

De beaux enfants !… Tu crois qu’il a une âme ? …

Non, non ne me remercie pas…

Moi je veux juste 10 000$ en liquide alors envoie-moi un email pour les détails de la transaction.

Trop mignon !
… Toujours finir par un mignon petit chat, toujours …

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